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LA SALOPETTE
Paroles et musique :Georges Chelon
Tonalité :
  • D
  • Eb
  • E
  • F
  • Gb
  • G
  • Ab
  • A
  • Bb
  • B
  • C
  • Db
  • D
 G  Entendons-nous Madame, vous n'avez pas d'amant
Pas de mari non plus du  D7  genre taillé en athlète
 D7  Vous m'avez invité dans vos appartements
Entre deux Ferrari j'ai pu garer ma moby G  lette
 G  Sur la table roulante le champagne est frappé
Moi j'aurais préféré m'envoyer une  C  mominette
Alors petite dame,  G  qu'avons-nous de bouché ?
Vous  D7 avez devant vous le roi de la clé à mo G  lette
 
 
Que nous passions à table, c'est une bonne idée
J'ai l'estomac qui commence à jouer des castagnettes
Oh la la dites-moi, je dois déjà bander
Tous les muscles du bras rien que pour lever la fourchette
Elle me dit "Ne bougez pas, je vais chercher l'entrée"
Je somnolais déjà, j'étais quelque peu pompette
D'amour je rêvassais, sa voix me disait
"Vous devriez goûter mon petit bouquet de crevettes"
 
 
J'ai bu l'eau du potage où nageait le citron
Et j'ai sucé mes doigts pour ne pas salir la serviette
Au nom de Saint-Véran blanc et de Saint-Emilion
C'est en vrai gentleman que j'ai demandé les toilettes
Pour me laver les mains. Bon, il n'y a pas de savon
Je me sers du produit pour désinfecter la cuvette
Et je pisse un coup, en faisant attention
De ne pas faire de bruit, à bien relever la lunette
 
 
Il n'y a plus personne dans la salle à manger
Voilà qu'on m'abandonne à peine je tourne la tête
Quand j'entends comme un cri dans la chambre à coucher
C'est l'appel de l'amour, j'enlève ma salopette
Sur le lit elle est nue, enfin je l'imagine
Elle a chastement sur elle remonté la couette
Elle tend les bras vers moi, vers elle je tends ma mine
Mâlement réjouie tout en remontant mes chaussettes
 
 
Pudiquement je passe sur notre folle nuit
La belle avait le feu sacré qui la pousse à la quête
De ces plaisirs divins, toujours inassouvis
Et qui font qu'à la fin j'étais plat comme une lingette
Le petit jour naissant perçait les jalousies
La belle enfin domptée reposait nue sur la moquette
Et je m'assoupissais quand soudain j'entendis
Tout au bout du couloir le tintement d'une clochette
 
 
"C'est Madame qui rentre, elle va venir ici"
Me dit en chevrotant la petite Blanchette
"Comment qu'est-ce que je vois ? Tous les deux dans mon lit !
Monsieur, expliquez-moi, qu'avez-vous fait à ma soubrette ?"
C'était un coup monté, je n'l'ai pas vu venir
Elle se jette sur moi, elle a les soudures qui pètent
"Monsieur honorez-moi, comblez-moi de plaisir !"
"Que nenni, Madame, il n'y a plus rien dans les burettes."
 
 
J'étais prêt à m'enfuir, à les laisser tomber
Quand en reboutonnant les boutons de ma salopette
Je me suis dit "mon vieux, tu pourrais te forcer
Au lieu d'aller te les geler sur ta mobylette
Tu pourrais être au chaud, dans un bon lit douillet,
Le corps abandonné livré nu à leurs mains expertes
Qui sauraient réparer ce fichu robinet.
C'est bon les copines enlevez-moi la salopette
 
 
Qui sauraient réparer ce fichu robinet.
C'est bon les copines enlevez-moi la salopette

Contribution

mab, version 1.0

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Version : 1.0
Dernière modification : 2014-08-24
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