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Chanson créée en 1887 par Aristide Bruant et enregistrée en 1905 contant l'histoire d'une prostituée emprisonnée et de son souteneur; version de Barbara en 1967.
Paroles et musique : Aristide Bruant
Tonalité :

Paroles et musique: Aristide Bruant
 
 
(Mesures à 2 temps : 1 temps | 1 temps)
 
 
Intro : Dm | Am   E7 | Am 
 
 
C'est de la  Am  prison que j't'écris,
Mon pauvr' Po Am  lyte,
Hier, je n'sais  Am  pas c'qui m'a pris
À la vi Am  site
Je m'suis fait  Dm  coffrer l'autre soir
Et j'te dé D#7(dim) | E7  cla - - - re
En atten Am  dant, me v'la dans l'tas
À Saint-La E7 | Am  za - re.
 
 
Mais pendant c'temps-là, toi, vieux chien,
Qu'est-ce tu vas faire ?
Je n'peux t'envoyer rien de rien,
C'est la misère.
Ici, tout l'monde est décavé,
La braise est rare
Faut trois mois pour faire un linvé
À Saint-Lazare.
 
 
Vrai de t'savoir comme' ça sans l'sou
Je m'fais une bile
T'es capabl' de faire un sal' coup
J'suis pas tranquille.
T'as trop d'fierté pour ramasser
Des bouts d'cigare
Pendant tout l'temps que j'vas passer
À Saint Lazare
 
 
Et puis, mon p'tit loup, bois pas trop !
Tu sais qu't'es teigne
Et quand t'as un petit coup d'sirop,
Tu flanques des beignes
Si tu t'faisais coffrer un soir
Dans un' bagarre
Y'a pus personn' qui viendrait m'voir
À Saint-Lazare
 
 
J'vas terminer en t'embrassant
Adieu mon homme !
Malgré qu'tu soyes pas caressant
Moi, j't'ador' comme
J'adorais l'bon Dieu comm' papa
Quand j'étais p'tite
Et que j'allais communier à
Sainte-Marguerite.
 
 
Glossaire topographique et argotique :
 
Saint-Lazare : De maladrerie parisienne (ou léproserie) au XIIème siècle, à la fois maison religieuse, maison d'aliénés, maison d'arrêt et maison de correction au XVIIème, elle devient, sous la révolution, une prison pour finir rasée vers 1824, puis reconstruite par l'architecte BALTARD pour accueillir, outre une prison pour femmes, une infirmerie pour les prostituées atteintes de maladies vénériennes. Elle sera définitivement fermée en 1927, puis démolie en 1935.
Polyte : Diminutif du prénom Hippolyte
Décavé : être sans un sou
Braise : argent monnayé
Linvé : le nombre Vingt, soit une pièce de vingt sous ou 1 franc de l'époque.
Ce mot, c'est de l'argot de boucher (le fameux "louchébem"), mais il était aussi employé par tous les individus parlant un peu argot, les voyous, les souteneurs, etc....
Les chiffres se prononçaient ainsi : 1. Unlaime ; 2. Leudé ; 3. Loitré ; 4. Latequé ; 5. Linqcé ; 6. Lixsé ; 7. Leptsaime ; 8. Luihaime ; 9. Leufnique ; 10. Lixdé ; 20. Linvé ; 40. Larantequé.
 
 
Version : 1.0
Dernière modification : 2018-01-15
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